Virginie Walter

Quel vide derrière le jardin depuis que le cerisier a été abattu !
Il trônait dans le pré bien avant la construction de la maison.
Le déploiement de son ombre servait de lieu de repos aux légumes.
Deux jours qu’il n’est plus là, non quatre.
Nous finirons par nous habituer, et oublier qu’il a longtemps existé.


Ne dit-on pas qu’il faut perdre quelqu’un pour se rendre compte à quel point on y tient. La peine, la tristesse et les pleurs s’enchaînent puis s’atténuent pour laisser la place aux souvenirs. Ces derniers se manifestent au moment où l’on s’y attend le moins. Il suffit d’un mot, d’un objet pour repenser à nos défunts. Moi, je les rencontre dans mes rêves qui mettent en scène des situations incongrues. Ils sont là comme s’ils ne nous avaient jamais quittés et disparaissent soudain. Je tente de les retenir mais n’y parviens pas…